Publicité

Référendoom : la beauté affligeante et son corollaire la peur

Ah wai l'ennemi est trop nombreux ? fut-il seul. Ses masses abîment nos tempes. Son sourire est permanent et c'est la gueule qu'il fait. Souvent. Nous nous appuyons sur des données collectées au hasard et en préméditation pour mieux le circonvenir, le mettre en boîte, l'abonner au body-bag, l'abandonner à son triste et narquois sort de pyramide d'ossements mais c'est insuffisant, terne et lâche et alors un souffle nouveau, un grand dégonflement languide et bordé d'écume aux lèvres gonflées d'espoir, air-visage-yeux, égaré-défait-hagards, escouade de couards en quads, peloton de pleutre à polochon, poltron en cascade, pusillanime par puits entiers, pessimistes à gogo affolés et la fanfare des timorés battant le rappel des craintifs sursautant sur les mines, tressaillant comme un hongre, traquant de l'horreur et perdu en recherches phobiques, affres débouchant sur des gouffres sans stop, prêt à l'achat d'alarme  pour les méduser.
Mais ce n'est guère le moment de discuter de cela, le pays se réforme, l'initiative se réveille, les gens se secouent et la croissance est là pour nous faire tenir le coup. On nous a même rapporté que des enfants ne se contentaient plus des salades bolcheviks et mettaient en commun leurs petites économies pour placer à la bourse leur futur destin. On nous parle de retraités, vaillants, fiers de leur âge louant des duplex à des ingénieurs plein de promesses - et que dire alors de tous ces malades, qui conscient des efforts à fournir, se donnent la mort en catimini.
Messieurs, mesdames : l'Ordre est en marche, dans l'empreinte des semelles des bottes vous n'êtes que le gravier.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article