La France doit retrouver la place qu’elle a perdue sur l’échiquier international. Je refuse de voir mon fier et beau pays continuer de sombrer dans une insignifiance quasi-africaine sous le regard goguenard de la canaille américano-britannique. Afin de retrouver le lustre qui fût le nôtre, pour que l’étendard tricolore fasse encore trembler de crainte les puissances étrangères et les États voyous, j’affirme ma détermination à reprendre la politique d’expansion territoriale qui a longtemps fait notre gloire.
Il s’agira en tout premier lieu de récupérer au plus vite l’Algérie et les perles de notre défunt empire colonial, démembré dans la panique par les beatniks pacifistes et la franc-maçonnerie. De là, nous pourrons envisager de nous étendre vers l’est en envoyant les nouvelles forces recrutées parmi les indigènes en première ligne – et je vous le dis comme je le pense, ce n’est pas la sensiblerie efféminée des artistes d’import qui m’en empêchera. L’un des objectifs de l’opération est d’exporter la démocratie et les grands crus de bordeaux. La Belgique monarchiste du roi Albert semble le point de départ naturel de la campagne. De là, l’Allemagne décadente de l’après-guerre devra se rendre ou mourir, puis la Pologne, toute l’Europe de l’est et enfin la Russie, dont l’invasion devra attendre le printemps pour d’évidentes raisons tactiques.