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Sans orchestre ni couronnes




Son goût pour le tourisme et les monuments aux morts lui promettait un bel avenir dans le contre-espionnage. Au lieu de cela, Ruban a préféré vivre sa passion au grand jour. Pourquoi se cacher quand on a deux ailes, une fiente indélébile et de si jolis moignons.


Condamné à errer dans les basses cours de nos capitales, livré aux oubliés de la chaîne alimentaire, outragé par des dames déjà vieilles, Ruban a vu sa santé empirer au cours des derniers jours, puis il est mort.


Une femme s'élève pour réhabiliter cet amateur de détritus et de belles pierres. Plus sale que le rat et moins photogénique, le pigeon pourrait revenir durablement dans nos sympathies.

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